Comment mettre son logement en LCD
La location courte durée est une excellente solution pour rentabiliser un bien immobilier, mais elle nécessite de respecter plusieurs étapes essentielles, notamment administratives. Voici un guide détaillé pour vous aider à mettre votre logement en location en toute légalité.
1. Vérifier la réglementation locale
Avant de louer votre logement en courte durée, renseignez-vous sur les règles en vigueur dans votre commune. Certaines villes imposent des restrictions strictes ou exigent une déclaration en mairie.
Par exemple :
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À Paris, Lyon ou Nice, la location d’une résidence secondaire en courte durée nécessite une autorisation de changement d’usage.
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Certaines communes imposent une durée maximale de location par an.
Au-delà de 120 jours de location de sa résidence principale à des touristes, selon la décision de la commune, le propriétaire doit demander une autorisation au titre d’un changement d’usage du logement. Ce qui peut heurter la règlement de copropriété.
Cependant, sur décision motivée, la commune peut décider d’abaisser le nombre de jours maximal de locations de courte durée à 90 jours sur l’année.
2. Effectuer les démarches administratives
Selon votre situation, différentes démarches peuvent être requises :
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Déclaration en mairie : Certaines villes imposent une déclaration préalable pour obtenir un numéro d’enregistrement qui vous sera demandé pour mettre votre annonce sur les plateformes. Cette déclaration n’est plus optionnelle selon les communes, elle devient obligatoire.
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Numéro SIRET : Si vous louez régulièrement, vous devez vous enregistrer auprès de l’INSEE en tant que loueur meublé non professionnel (LMNP) et obtenir un numéro SIRET.
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Règles de copropriété : Si votre logement se trouve en copropriété, vérifiez que le règlement de copropriété autorise la location courte durée. Le syndic doit désormais être tenu informé dès mise en location de façon à informer à son tour l’assemblée des copropriétaires qui pourra décider d’autoriser ou d’interdire les locations saisonnières.
3. Assurer son logement
Il est crucial de souscrire une assurance spécifique pour couvrir les risques liés à la location saisonnière. Vérifiez auprès de votre assureur que votre contrat inclut :
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La responsabilité civile pour protéger vos locataires.
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Une couverture contre les dégradations et les sinistres.
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Une assurance contre les impayés (si vous proposez des séjours longs).
4. Préparer le logement
Un logement attractif et bien équipé attirera plus de voyageurs et générera de meilleurs avis. Assurez-vous de :
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Fournir du linge de maison propre et en bon état.
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Mettre à disposition des équipements essentiels : Wi-Fi, cuisine équipée, produits d’entretien.
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Proposer une décoration soignée et une literie confortable.
5. Déterminer le prix de la location
Le tarif de votre location doit être compétitif tout en reflétant la qualité du logement. Pour cela :
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Étudiez les prix pratiqués sur les plateformes comme Airbnb, Booking, ou Abritel.
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Ajustez vos tarifs en fonction de la saisonnalité et des événements locaux.
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Prenez en compte les frais de ménage et de service des plateformes.
6. Choisir les plateformes de réservation
Inscrivez votre logement sur des plateformes de location saisonnière reconnues pour maximiser votre visibilité. Chaque plateforme a ses propres règles :
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Airbnb : Facilité d’utilisation et large audience.
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Booking.com : Plus adapté aux séjours professionnels.
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Abritel : Idéal pour les locations de vacances.
7. Rédiger une annonce attractive
Une bonne annonce doit donner envie de réserver. Veillez à :
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Rédiger un titre accrocheur.
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Décrire précisément votre logement (surface, équipements, proximité des transports, etc.).
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Ajouter des photos de qualité professionnelle.
8. Gérer les réservations et l’accueil des voyageurs
Un bon service client est essentiel pour obtenir de bons avis. Pensez à :
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Être réactif aux messages et aux demandes de renseignements.
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Fournir un guide d’accueil détaillé.
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Offrir un check-in flexible (boîte à clé, accueil en personne, etc.).
9. Respecter les obligations fiscales
Les revenus issus de la location courte durée sont soumis à l’impôt. Voici les principales obligations fiscales :
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Déclaration des revenus : Vous devez déclarer vos gains dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
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TVA : Dans certains cas, si votre chiffre d’affaires dépasse un seuil, vous devrez facturer la TVA.
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Taxe de séjour : Certaines communes imposent une taxe de séjour que vous devez collecter auprès des voyageurs.
Il est toujours préférable de se renseigner auprès de son comptable afin d’obtenir des conseils adaptés à sa situation fiscale et optimiser sa gestion financière.
10. Gérer l’entretien et l’expérience client
Un logement bien entretenu fidélise les clients et génère de meilleures évaluations. Pensez à :
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Nettoyer minutieusement après chaque départ.
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Vérifier régulièrement l’état du mobilier et des équipements.
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Demander des retours aux voyageurs pour améliorer votre offre.
11. Faire appel à une conciergerie pour un accompagnement sur-mesure
Gérer une location courte durée peut être chronophage.
Faire appel à une conciergerie comme L'Art de l’Évasion permet de simplifier et d’optimiser la rentabilité de votre bien :
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Accompagnement dans les démarches administratives et réglementaires.
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La gestion des réservations et de l’accueil des voyageurs.
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L’entretien et le ménage du logement.
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L’optimisation des tarifs et des annonces pour maximiser vos revenus.
L’un des objectifs de L’Art de l’Évasion est d’aider les propriétaires à gagner du temps tout en s’assurant que leur bien se loue plus et dans les meilleures conditions.
Conclusion
Mettre un logement en location courte durée est une excellente opportunité, mais elle implique de respecter des règles précises et de fournir une prestation de qualité. En suivant ces étapes et en vous entourant des bons partenaires, vous maximiserez la rentabilité de votre bien tout en garantissant une expérience agréable à vos locataires.